Nous ne vivrons pas dans l'attente de vivre, pas dans
Les peurs, la honte de nous, l'asservissement.
Être en vie c'est la conscience des autres, du nous
Humains cervelés nous pouvons vivre debout.


8 mai 2010

Les forces de l'ordre pour vous "soigner" sans consentement.

Le 5 mai 2010, le projet de loi sur la psychiatrie est passé en Conseil des ministres.

Une loi qui va l'encontre des personnes malades et laisse la porte ouverte à de multiples dérives.

Décryptage.
Avant: hospitalisation d'office à la demande d'un tiers ou du préfet ET sur double avis médical.
Sorties autorisées par les psychiatres, soins obligatoires uniquement en hôpital.

Aujourd'hui: hospitalisation d'office sans consentement, sur l'avis d'un seul médecin [risque énorme!]. Le préfet étend ses pouvoirs et peut hospitaliser même les gens qui ne présentent pas de problèmes pour l'ordre public.
Obligation de soin en "ville", hors des murs de l'hôpital.
Des sorties retenues seulement sur l'avis du préfet.

Nouvelle forme d'hospitalisation, et la fin des sorties d'essai:

Le projet de loi institue une nouvelle possibilité d'admission en soins sans consentement lorsque la personne, «sans constituer un trouble grave à l'ordre public (...) doit recevoir des soins immédiats, notamment en raison d'un péril immédiat, imminent, et qu'aucun tiers est présent pour en faire la demande», a indiqué Luc Chatel. = décision arbitraire!

Le texte supprime la nécessité d'un deuxième certificat médical pour les HDT [hospitalisation à la demande d'un tiers] et introduit une «période d'observation» [traduisez garde à vue] à l'hôpital de 72 heures maximum, afin de choisir le mode de prise en charge le plus adapté au patient. Il supprime également les «sorties d'essai», seules celles d'une durée de douze heures maximum étant maintenues. Les sorties d'hôpital pour les patients placés en hospitalisation d'office se feront sur avis d'un collège de soignants (deux psychiatres et un cadre infirmier).[ mais même si le psychiatre donne son accord, la décision reste entre les mains du préfet]

Des soins en ville:

Passée la période de 72 heures d'observation, le patient pourra rester hospitalisé ou bénéficier de «soins ambulatoires». «Les psychiatres des villes pourront délivrer des soins sans consentement, sous la responsabilité du médecin de l'hôpital qui suit le patient», a expliqué Roselyne Bachelot. En somme, le patient est tenu de se rendre aux consultations et s'il ne le fait pas ou s'il ne prend plus son traitement, le médecin peut le relancer mais doit aussi prévenir le directeur de l'hôpital. Ce dernier «pourra prendre toutes les mesures utiles pour remettre le patient dans la chaîne de soins, y compris faire appel aux force de police», a détaillé la ministre. [avant ce texte, ces soins ne pouvaient que s'appliquer en centre psychiatrique]

Remarque, ça libère de la place dans les hosto, étant donné que plus de 70 000 personnes seront directement concernées par ce texte dans un premier temps. Etant donné que le prefet décide qui doit rester dans le circuit ou non, c'est la porte ouverte aux dérapage.

Les médecins sont quand priés de se conformer au bon ordre de la société, s'ils ne signent pas l'ordre de "soin" un autre le fera, pas de problème.

Le corps médical doit également jouer le rôle de la délation: bravo!
 
Un projet de loi condamné par certaines organisations de psychiatres et de soignants pour sa “dérive sécuritaire” et sa “banalisation de la contrainte” mais qui recueille l’agrément de l’Union Nationale des Amis et Familles de Malades psychiques.

Les médecins sont unanimes: un traitement efficace est un traitement accepté.

[Humain, prière de ne pas oublier l'Être]
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2 échange(s) commentaire(s):

Anonyme a dit…

MENTEUR :
"Un projet...qui recueille l’agrément de l’Union Nationale des Amis et Familles de Malades psychiques."
Tu a vu où cet "agrément" ?

Etoille a dit…

Bonjour "Anonyme".

Je n'inventerais pas de tels propos forts de conséquences, ce serait stupide et irrespectueux de ma part.

Voici 3 liens, vers lesquels tu peux te tourner si tu le souhaites:

http://www.santelog.com/modules/connaissances/actualite-sante-psychiatrie-vers-une-optique-seacutecuritaire_3148.htm

http://www.santelog.com/modules/connaissances/actualite-sante-hospitalisation-sans-consentement-etat-clinique-ou-controcircle-social-_2725.htm

et pour finir le communiqué de presse de l'UNAFAM daté du 15/04/2010 concernant la révision de la loi de 1990: http://www.unafam.org/actualites/communiques/38.html

La porte du blog t'est ouverte si tu as une précision ou une remarque à apporter.

Meilleures pensées à toi.

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